Archive pour 1962

« L’accordéon » by Serge Gainsbourg – 1962 (en duo avec Serge Clay)

Posted in Années 60 / 60's, Chansons francophones / French songs with tags , , , , , , , , , on 0 by EASYCOMBO

Dieu que la vie est cruelle
Au musicien des ruelles
Son copain son compagnon
C’est l’accordéon
Qui c’est-y qui l’aide à vivre
A s’asseoir quand il s’enivre
C’est-y vous, c’est moi, mais non
C’est l’accordéon
Accordez accordez accordez donc
L’aumône à l’accordé l’accordéon.
Ils sont comme cul et chemise
Et quand on les verbalise
Il accompagne au violon
Son accordéon
Il passe une nuit tranquille
Puis au matin il refile
Un peu d’air dans les poumons
De l’accordéon
Accordez accordez accordez donc
L’aumône à l’accordé l’accordéon.
Quand parfois il lui massacre
Ses petits boutons de nacre
Il en fauche à son veston
Pour l’accordéon
Lui, emprunte ses bretelles
Pour secourir la ficelle
Qui retient ses pantalons
En accordéon
Accordez accordez accordez donc
L’aumône à l’accordé l’accordéon.
Mais un jour par lassitude
Il laissera la solitude
Se pointer à l’horizon
De l’accordéon
Il en tirera cinquante
Centimes à la brocante
Et on fera plus attention
A l’accordéon

© Tous droits réservés – 1962

Publicités

« Les Trompettes De La Renommée » by Georges Brassens – 1962

Posted in Années 60 / 60's, Chansons francophones / French songs with tags , , , , , , on 0 by EASYCOMBO

Je vivais à l’écart de la place publique,
Serein, contemplatif, ténébreux, bucolique…
Refusant d’acquitter la rançon de la gloir’,
Sur mon brin de laurier je dormais comme un loir.
Les gens de bon conseil ont su me fair’ comprendre
Qu’à l’homme de la ru’ j’avais des compt’s à rendre
Et que, sous peine de choir dans un oubli complet,
J’ devais mettre au grand jour tous mes petits secrets.

Trompettes
De la Renommée,
Vous êtes
Bien mal embouchées !

Manquant à la pudeur la plus élémentaire,
Dois-je, pour les besoins d’ la caus’ publicitaire,
Divulguer avec qui, et dans quell’ position
Je plonge dans le stupre et la fornication ?
Si je publi’ des noms, combien de Pénélopes
Passeront illico pour de fieffé’s salopes,
Combien de bons amis me r’gard’ront de travers,
Combien je recevrai de coups de revolver !

A toute exhibition, ma nature est rétive,
Souffrant d’un’ modesti’ quasiment maladive,
Je ne fais voir mes organes procréateurs
A personne, excepté mes femm’s et mes docteurs.
Dois-je, pour défrayer la chroniqu’ des scandales,
Battre l’ tambour avec mes parti’s génitales,
Dois-je les arborer plus ostensiblement,
Comme un enfant de chœur porte un saint sacrement ?

Une femme du monde, et qui souvent me laisse
Fair’ mes quat’ voluptés dans ses quartiers d’ noblesse,
M’a sournois’ment passé, sur son divan de soi’,
Des parasit’s du plus bas étage qui soit…
Sous prétexte de bruit, sous couleur de réclame,
Ai-j’ le droit de ternir l’honneur de cette dame
En criant sur les toits, et sur l’air des lampions :
 » Madame la marquis’ m’a foutu des morpions !  » ?

Le ciel en soit loué, je vis en bonne entente
Avec le Pèr’ Duval, la calotte chantante,
Lui, le catéchumène, et moi, l’énergumèn’,
Il me laisse dire merd’, je lui laiss’ dire amen,
En accord avec lui, dois-je écrir’ dans la presse
Qu’un soir je l’ai surpris aux genoux d’ ma maîtresse,
Chantant la mélopé’ d’une voix qui susurre,
Tandis qu’ell’ lui cherchait des poux dans la tonsure ?

Avec qui, ventrebleu ! faut-il que je couche
Pour fair’ parler un peu la déesse aux cent bouches ?
Faut-il qu’un’ femme célèbre, une étoile, une star,
Vienn’ prendre entre mes bras la plac’ de ma guitar’ ?
Pour exciter le peuple et les folliculaires,
Qui’est-c’ qui veut me prêter sa croupe populaire,
Qui’est-c’ qui veut m’ laisser faire, in naturalibus,
Un p’tit peu d’alpinism’ sur son mont de Vénus ?

Sonneraient-ell’s plus fort, ces divines trompettes,
Si, comm’ tout un chacun, j’étais un peu tapette,
Si je me déhanchais comme une demoiselle
Et prenais tout à coup des allur’s de gazelle ?
Mais je ne sache pas qu’ça profite à ces drôles
De jouer le jeu d’ l’amour en inversant les rôles,
Qu’ça confère à ma gloire un’ onc’ de plus-valu’,
Le crim’ pédérastique, aujourd’hui, ne pai’ plus.

Après c’tour d’horizon des mille et un’ recettes
Qui vous val’nt à coup sûr les honneurs des gazettes,
J’aime mieux m’en tenir à ma premièr’ façon
Et me gratter le ventre en chantant des chansons.
Si le public en veut, je les sors dare-dare,
S’il n’en veut pas je les remets dans ma guitare.
Refusant d’acquitter la rançon de la gloir’,
Sur mon brin de laurier je m’endors comme un loir

© Tous droits réservés – 1962

« Hallelujah I Love Her So » by Ray Charles – 1962

Posted in Années 60 / 60's, Chansons anglophones / British songs, Rock with tags , , , on 0 by EASYCOMBO

Let me tell you ’bout a girl I know
She is my baby and she lives next door
Every mornin’ ‘fore the sun comes up
She brings me coffee in my favorite cup
That’s why I know, yes, I know
Hallelujah, I just love her so

When I’m in trouble and I have no friend
I know she’ll go with me until the end
Everybody asks me how I know
I smile at them and say, « She told me so »
That’s why I know, oh, I know
Hallelujah, I just love her so

Now, if I call her on the telephone
And tell her that I’m all alone
By the time I count from one to four
I hear her [KNOCK-KNOCK-KNOCK-KNOCK] on my door

In the evening when the sun goes down
When there is nobody else around
She kisses me and she holds me tight
And tells me, « Daddy, everything’s all right »
That’s why I know, yes, I know
Hallelujah, I just love her so

Now, if I call her on the telephone
And tell her that I’m all alone
By the time I count from one to four
I hear her [KNOCK-KNOCK-KNOCK-KNOCK] on my door

In the evening when the sun goes down
When there is nobody else around
She kisses me and she holds me tight
And tells me, « Daddy, everything’s all right »
That’s why I know, yes, I know
Hallelujah, I just love her so
Oh, hallelujah
Don’t you know, I just love her so
She’s my little woman, waitin’ all this time
Babe, I’m a little fool for you, little girl

© Tous droits réservés – 1962